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Histoire de la commune

Le nom de la localité est attesté sous les formes Remouillé dès 1123, puis Remoulleyum au XIVe siècle et Remoylé en 1406.

Selon des sources anciennes et non spécialisées en toponymie, ce nom de lieu remonterait à *remoulyum à « ce qui est mouillé, humide » en ancien français. L’ancien français n’a pas de désinence latine en -um et le mot mouiller est régulièrement écrit moiller en ancien français, terme issu d’un bas latin *molliare « attendrir le pain en le trempant », puis « mouiller ». En outre, la forme tardive du XIVe siècle qui sert de base à cette conjecture est une mauvaise latinisation du nom roman en -ei, comme c’est souvent le cas.

Selon Albert Dauzat, Remouillé remonte à un type toponymique gallo-roman *Romuliacum, basé sur le nom d’un propriétaire gallo-romain Romulus, suivi du suffixe gaulois de localisation -(i)acum. Cette explication est reprise par Ernest Nègre. De manière régulière, le suffixe -(i)acum a abouti à la terminaison dans cette partie de la France. Une variante de l’anthroponyme latin Romulus, Romilius a donné les nombreux Rémilly, Romilly (ex: Romilly-la-Puthenaye, Eure, Romiliacum vers 1180, Romillei XIIe siècle), plus au nord où -(i)acum est devenu -y.

Remouillé se trouve dans le domaine linguistique du poitevin, au sud de la limite avec le gallo et on lui a attribué un nom en gallo : Remólhaé (écriture ELG).

Histoire

Néolithique et Antiquité

La présence de l’homme à Remouillé pendant la période du Néolithique est attestée grâce à des fragments et pièces découvertes dans la commune. Pendant l’Antiquité, la région est habitée par les Ambilatres un peuple gaulois selon l’archéologue José Gomez de Soto. Plus tard, César aurait rattaché ce territoire au pays Pictons dans l’Aquitaine seconde. Des traces de fortifications situées au hameau de la Morinière pourraient dater de cette époque celtique.

Moyen Âge

Dans l’ancien cimetière qui était situé à côté de l’église, on pouvait observer des pierres tombales datant des époques mérovingienne et templier. Au Moyen Âge, le domaine de l’Ardrère est la propriété de la famille Machecoul. Située à la frontière de la Bretagne et du Poitou, Remouillé fut à partir du XVe siècle une paroisse poitevine faisant partie des Marches avantagères du Poitou sur la Bretagne. Ainsi, grâce à ce positionnement frontalier entre les deux provinces, Remouillé possédait un important poste de garde pour percevoir les impôts. La paroisse fait partie du diocèse de Nantes.

À la Révolution, cette paroisse poitevine fut incorporée au nouveau département de la Loire-Inférieure « par erreur » selon certains, ou en échange de la paroisse bretonne de Saint-André-Treize-Voies selon d’autres.

Remouillé fut touchée par les guerres de Vendée. Le , la Convention décide la levée en masse de trois cent mille hommes. Remouillé, comme beaucoup d’autres paroisses de la région, ne se soumet pas au recrutement. Le , un appel à la rébellion est lancé par quatre habitants. Ainsi au cours du même mois, les insurgés se rassemblent et coupent l’accès de la commune en bloquant le pont de la grande route (aujourd’hui D 137). Le , Jean-Baptiste Kléber déloge de Remouillé quatre cents Vendéens. Le 21, après la Bataille de Montaigu, de Charette poursuit les Républicains de Beysser en déroute jusqu’au pont de Remouillé. Le 25, Kléber reprend son offensive sur la commune. Les colonnes infernales y incendient quatorze maisons en février 1794 lors de la campagne d’« anéantissement de la Vendée ».

XIXe siècle

Il est dit que l’Empereur Napoléon Ier traverse la commune, lorsqu’il se rend à Nantes en 1808.

La duchesse du Berry se rendit à Nantes durant L’insurrection Royaliste de 1832. Partie du château de la Preuille à Saint-Hilaire-de-Loulay, elle fit halte au château du Mortier (aujourd’hui disparu), puis traversa la rivière et séjourna une nuit au hameau d’Écomard. Elle retrouva des légitimistes au hameau de la Fételière appartenant à Benjamin de Goyon. Ensuite elle rallia Montbert.

Ce siècle est aussi celui de Jean-Pierre Garreau, urbaniste et architecte qui après avoir fait fortune en construisant des quartiers à Nantes, s’installe à Remouillé en 1853. Il remodèle le bourg en y améliorant son accès, en transformant les ruelles étroites en rues praticables et en aménageant des places. Il construit aussi de nombreuses folies dans la commune.

 

XXe siècle

Le est ouverte une ligne de chemin de fer Les Sorinières – Rocheservière gérée par la Compagnie française de chemins de fer à voie étroite. Les habitants peuvent alors se rendre à Nantes. Cependant, la ligne est fermée dès 1935, en raison de la concurrence avec les nouveaux transports émergents.

Symboles

Blasonnement

Coupé : au 1, d’argent à la croix pattée accostée à dextre d’une étoile, le tout de gueules ; en 2, de gueules au château d’or maçonné et ouvert d’azur, accompagné de deux mouchetures de contre-hermine d’argent.
Commentaires : La croix rouge symbolise l’Ordre Templier présent sur la commune au Moyen Âge. l’étoile représente la Vierge Marie. On retrouve la position frontalière de Remouillé par les deux hermines, représentant la Bretagne ainsi que la tour présente sur le blason des comtes de Poitou. Ce blason est conçu par l’héraldiste Michel Pressensé et retenu par délibération municipale en 1992 et enregistré en 1993.

Devise

La devise de Remouillé est Dominari nec minari (Surplomber n’est pas menacer) rappelant la situation géographique de la commune.